Le Mistral a ainsi été rincé, brossé, briqué par des équipes motivées pendant que les commandants adjoints s’évertuaient à fignoler le rapport de fin de mission que j’ai demandé à signer avant l’accostage.
Dans l’après-midi, l’affluence à la passerelle a bien augmenté pour le franchissement des bouches de Bonifacio alors que les hélicoptères redécouvraient le plaisir de voler en France, sans autorisation nécessaire, et qui plus est dans un cadre somptueux qui a beaucoup plu à l’enseigne de vaisseau Simeoni dont j’avais pris soin de « briefer » son chef de bord pour qu’il ne descende pas en chemin…
Après un dernier exercice d’homme à la mer et d’avarie de barre simultanée, la soirée a été marquée au carré commandant par un dîner surprise. Les maîtres d’hôtel cherchaient désespérément à connaître le nom de deux des invités lorsque je les ai conviés à s’asseoir pour déguster avec nous les excellentes crêpes qui ont réjoui les bretons… Que de rires et de bonnes histoires qui resteront longtemps secrètes, discrétion professionnelle oblige !
Enfin, pour couronner la journée, nous avons reçu ce soir le message d’admission de notre poulain à l’école navale. Ainsi, le second maître, pardon, l’élève Guitteau nous quittera demain pour rejoindre le Poulmic avec un excellent rang d’intégration. Tout le monde en est fier, il l’a bien mérité !