Nous avons découvert la terre dans la matinée à l’approche du détroit de Messine avec un panorama superbe sur l’Etna en irruption. Le nuage de fumées et de cendres couvrant le volcan était magnifique. Plus loin, le paysage italien avait un air « européen » bien différent de ce que nous avons connu depuis quatre mois et demi. La douceur des collines siciliennes nous est apparue bien familière et très agréable.
Les hélicoptères s’en sont donné à cœur joie lors d’une navigation au dessus de l’île dont quelques privilégiés ont eu la chance de profiter. Cet après-midi, ils étaient encore à l’affût des belles criques bordant les îles Eoliennes dont le Stromboli fait partie.
Naturellement, nous avons rappelé selon la tradition la « corvée de câble » au profit des néophytes crédules pour soulever le fameux filin reliant autrefois la Sicile au continent. Tout le monde était paré, harnaché et vêtu de cirés de circonstances, les gaffes à portée de main, pour le plus grand plaisir des spectateurs et la relative déconvenue des élus…Figurez-vous que le câbles est à présent sous-marin…
Le franchissement s’est déroulé sans encombres et nous avons même pu admirer l’un de ces bateaux de pêche à l’espadon caractérisés par un mât gigantesque surmonté d’une vigie d’où les veilleurs traquent leurs proies. Sur l’avant de l’esquif, un « bout dehors » au moins aussi long que la coque permet au harponneur de piquer le poisson ensuite récupéré par le reste de l’équipage.
Ce soir, les traditions étaient encore à l’honneur puisque les nouveaux promus étaient conviés à « passer à la trappe » chez les officiers mariniers et les officiers mariniers supérieurs. 4 mascottes s’étaient ainsi déguisées, comme la secrétaire du commandant, le second-maître Malbeck en tenue de fleur aguichante par son écriteau « je suis une fleur, arrosez-moi ! ». Je vous prie de croire qu’elle a été exaucée…
Et puis, pendant que le COMAEQ finissait les épreuves d’admissibilité au CID, nous nous sommes réjouis avec le capitaine de corvette Tillier, heureux papa d’un petit Jérémy qui accueillera son papa avec trois semaines d’avance.
La mer Thyrénéenne nous berce à présent, en route au nord-ouest vers les bouches de Bonifacio, mais ce sera pour demain.