Le tiraillement lancinant des bilans et comptes-rendus de fin d’année nous a bien occupés. Néanmoins, l’activité aéronautique fut bien appréciée par les « Rapace » (c’est l’indicatif des Gazelle du 5ème RHC). Ainsi ont-ils effectué un vol de reconnaissance maritime sur l’avant du Mistral puis enchaîné sur des passes d’attaque contre le bâtiment. Le rappel au poste de combat pour riposter aux attaques en cours a donné lieu à de belles manœuvres de contre, et favorisé l’engagement de tous pour lutter contre des impacts simulés de missiles. Cet après-midi, davantage tournée vers l’entretien du bâtiment, a fourni au capitaine de corvette de Cacqueray l’occasion de fignoler sa technique de synthèse de dossier, en vue du concours du collège interarmées de défense qu’il passera à bord la semaine prochaine. Mais surtout, la préparation de « l’après mission » occupe de plus en plus les esprits. Des travaux à prévoir aux permissions qui se profilent, les marins d’un jour ou de métier ont l’esprit tourné vers la terre qui n’a jamais paru si proche. Il faut à tous beaucoup d’efforts pour ne pas tomber dans l’apathie, ce que les habitués des déploiements lointains connaissent bien. Bien souvent, l’énergie et le moral des membres d’équipage baisse brièvement après deux semaines puis après un mois d’absence. Vient ensuite une période longue de relative indifférence sur la durée de la mission. En revanche, le dernier mois est toujours difficile et plus l’échéance du retour approche, plus il faut d’énergie pour lutter contre la lassitude et le repli sur soi. C’est la raison pour laquelle les exercices s’enchaînent y compris à une semaine du retour pour continuer de rentabiliser le déploiement et « occuper » les esprits.