Un travail de planification fine a touché à peu près toutes les chaînes fonctionnelles dans la perspective d’un déchargement de fret qui doit pouvoir intervenir sans préavis.
Ainsi, les briefings se sont multipliés pour affiner nos plans d’action.
Cette réflexion bien nécessaire s’inscrivait curieusement dans un contexte diplomatique un peu gelé par la fête de la lune que célèbre la Birmanie... Comment justifier pareil immobilisme lorsque des milliers de sans-abri meurent de faim ? Il est néanmoins fort peu probable que quoi que ce soit bouge d’ici mardi matin.
En revanche, le sport a repris ses droits avec un tournoi de volley dans le radier. Ce soir enfin, le barbecue traditionnel était organisé par la septième compagnie. C’était une première pour les nouveaux arrivés à bord parmi lesquels un représentant du ministère des affaires étrangères qui a déjà travaillé en Birmanie et monsieur Stéphane Fort dont les auditeurs de France Inter et France Info connaissent bien la voix.
L’ambiance était plus sérieuse qu’à l’accoutumée, peut-être parce que chacun mesurait le drame humain qui se noue à moins de deux heures de mer de chez nous.
Après la frénésie du départ en mission, nous voici dans une logique d’attente. Il faut se préparer à durer, aménager le programme d’activité pour économiser les forces mais maintenir les esprits et le matériel prêts à agir sitôt l’ordre reçu.
Nous patrouillons toujours à proximité des côtes birmanes et suivons depuis cet après-midi sur nos écrans le groupe amphibie américain qui se trouve plus au Sud, non loin de la frégate anglaise « Westminster » avec laquelle nous aurions du participer à l’exercice Varuna.