Lundi 21 Avril
Par Gilles Humeau, lundi 21 avril 2008 à 08:19 - Catégorie : Déploiement 2008
De bon matin, comme lors de notre accostage mercredi dernier, une délégation chinoise tenait à nous dire au revoir.
De bon matin, comme lors de notre accostage mercredi dernier, une délégation chinoise tenait à nous dire au revoir. Les deux commandants se sont donc retrouvés pour un dernier échange de cadeaux symboliques sur le quai, juste après le départ, cartons sous le bras, de madame Détrée vers le Dupleix et l’arrivée à bord du contre-amiral Maurice qui devait suivre l’exercice à partir du Mistral.
A l’appareillage, j’ai trouvé que le pilote était beaucoup plus détendu que lors de notre arrivée. Plaisantant volontiers, il nous a laissés faire malgré la complexité de la manœuvre, la densité de péniches et les nombreuses barges circulant sur la rivière. Le courant passait. Heureusement pourtant, la police fluviale était à l’œuvre, car il fallait surtout accepter de « passer en force » !
Peu après nous avons rejoint deux bâtiments chinois, une frégate et un navire amphibie. La première partie de l’exercice consistait à mouiller en formation dans le fleuve pour conduire un échange de personnels. Nous avions en effet envoyé trente français sur le bâtiment amphibie et accueilli trente commandos marine chinois à notre bord. Une première !
Le mouillage n’a guère été facile en raison du fort courant dans le fleuve. L’ancre chassait, comme l’autre jour à Tokyo. Finalement, les deux CTM ont appareillé comme prévu et déposé leurs chargements sur le bâtiment chinois.
Pendant ce temps, deux hélicoptères Helix, un modèle originaire d’URSS, se sont présentés à l’appontage. Deux belles passes, foi d’aéronaute, qui permettent d’envisager sereinement la conduite d’opérations aériennes communes à partir de nos plates-formes. En guise de réciprocité, le Lynx du Dupleix est allé se poser sur la frégate chinoise, bientôt suivi de notre Alouette transférant ALPACI et sa garde rapprochée.
Vers midi enfin, après avoir débarqué notre pilote et les derniers interprètes, le convoi s’est ébranlé vers la haute mer. La route ouverte par le navire amiral (il faudrait plutôt dire « amiraux » !) filait entre les très nombreux navires de commerce de tous acabits qui peuplent le fleuve Yangze. En chemin, des exercices de transmission en Scott ont confirmé l’aptitude des deux marines à communiquer simplement.
Nous nous sommes quittés en fin d’après midi, contents de notre journée et des perspectives qu’ouvre cette nouvelle coopération, dans le cadre d’opérations humanitaires par exemple. Qui aurait imaginé pareil exercice il y a dix ans ?
Ce soir, nous nous faufilons entre les bâtiments de pêche extrêmement nombreux qui déposent leurs filets jusque dans les chenaux . La nuit est d’encre et j’ai hâte de sortir de cette nasse pour dormir un peu…
A l’appareillage, j’ai trouvé que le pilote était beaucoup plus détendu que lors de notre arrivée. Plaisantant volontiers, il nous a laissés faire malgré la complexité de la manœuvre, la densité de péniches et les nombreuses barges circulant sur la rivière. Le courant passait. Heureusement pourtant, la police fluviale était à l’œuvre, car il fallait surtout accepter de « passer en force » !
Peu après nous avons rejoint deux bâtiments chinois, une frégate et un navire amphibie. La première partie de l’exercice consistait à mouiller en formation dans le fleuve pour conduire un échange de personnels. Nous avions en effet envoyé trente français sur le bâtiment amphibie et accueilli trente commandos marine chinois à notre bord. Une première !
Le mouillage n’a guère été facile en raison du fort courant dans le fleuve. L’ancre chassait, comme l’autre jour à Tokyo. Finalement, les deux CTM ont appareillé comme prévu et déposé leurs chargements sur le bâtiment chinois.
Pendant ce temps, deux hélicoptères Helix, un modèle originaire d’URSS, se sont présentés à l’appontage. Deux belles passes, foi d’aéronaute, qui permettent d’envisager sereinement la conduite d’opérations aériennes communes à partir de nos plates-formes. En guise de réciprocité, le Lynx du Dupleix est allé se poser sur la frégate chinoise, bientôt suivi de notre Alouette transférant ALPACI et sa garde rapprochée.
Vers midi enfin, après avoir débarqué notre pilote et les derniers interprètes, le convoi s’est ébranlé vers la haute mer. La route ouverte par le navire amiral (il faudrait plutôt dire « amiraux » !) filait entre les très nombreux navires de commerce de tous acabits qui peuplent le fleuve Yangze. En chemin, des exercices de transmission en Scott ont confirmé l’aptitude des deux marines à communiquer simplement.
Nous nous sommes quittés en fin d’après midi, contents de notre journée et des perspectives qu’ouvre cette nouvelle coopération, dans le cadre d’opérations humanitaires par exemple. Qui aurait imaginé pareil exercice il y a dix ans ?
Ce soir, nous nous faufilons entre les bâtiments de pêche extrêmement nombreux qui déposent leurs filets jusque dans les chenaux . La nuit est d’encre et j’ai hâte de sortir de cette nasse pour dormir un peu…

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