Vendredi 18 Avril
Par Gilles Humeau, vendredi 18 avril 2008 à 11:00 - Catégorie : Déploiement 2008
Malgré un programme de visites encore chargé sur les deux bâtiments, la journée la plus calme de l’escale s’achève sur une note optimiste. Le temps merveilleux et doux d’aujourd’hui y serait-il pour quelque chose ?
Malgré un programme de visites encore chargé sur les deux bâtiments, la journée la plus calme de l’escale s’achève sur une note optimiste. Le temps merveilleux et doux d’aujourd’hui y serait-il pour quelque chose ?
Pour ceux qui auront eu la chance de visiter Shanghaï, ils auront sans doute été frappés par la gentillesse des habitants, toujours prompts à renseigner, à aider les touristes empruntés… Mais bien peu parlent anglais malgré les inscriptions fréquentes dans les deux langues comme c’est le cas sur les routes. Ils auront également été impressionnés par la vitalité de l’agglomération ou la fièvre des constructeurs fait jaillir de terre des immeubles extraordinaires au milieu d’une ville très industrieuse et traditionnelle. A moins de cent mètres d’une avenue commerçante au goût occidental le plus criard, des échoppes d’un autre siècle étalent des guirlandes de dentelle, des bocaux de rivets ou de poulpe séché. Sur les trottoirs ou tel vendeur de légumes assis en tailleurs lave ses produits dans une bassine, on trouve aussi des luthiers, des rémouleurs ou des collecteurs de cartons. De place en coin de trottoir, des vendeurs de nourriture sur roulottes discutent gaiement. Les rues sont envahies par une masse de bi et tri-cycles motorisés ou non, à deux pas d’artères à 4 voies bloquées par des bouchons. Ce contraste saisissant se retrouve dans la différence des quartiers de l’agglomération. Tout près du centre ville matérialisé par la place du Peuple, une artère géante et piétonne, est bordée d’immeubles commerciaux. Elle mène au « Bond » qui rassemble les grandes banques le long de la rivière. En remontant par la promenade qui ouvre sur le panorama des constructions les plus folles comme à Dubaï, on se rapproche de l’ancienne concession française très verdoyante et parsemée de maisons basses. A l’opposé, s’ouvre le vieux quartier du jardin de Hu que j’ai évoqué hier. On y accède à travers des rues très marquées par la construction communiste du vingtième siècle, avec ses immeubles tous identiques décorés par les ventilateurs des climatisations et par le linge qui sèche aux fenêtres. J’ai été amusé par un hôtel « de la paix » repoussant, manifestement fermé, qui doit être un monument de l’ère maoïste. Dans les rues, les gens ne diffèrent en rien de ce que nous connaissons chez nous. Les tenues sont à l’image des bâtiments, variées, parfois extravagantes. Et de place en place, un vendeur pose les paniers de son balancier pour vendre des fruits. Tout le monde s’accroupit pour la transaction, et chacun repart vaquer à ses occupations. A bord, en dehors des guides commis aux visites, le Mistral semblait bien vide cet après-midi. Ce soir, les excursionnistes sont rentrés de Pékin. On dit que l’enseigne de vaisseau Fromental a rapporté des chaussures extraordinaires de la capitale… Mais c’est un secret !
Les premiers récits traduisent en revanche la beauté et la majesté des sites visités. Personne ne regrette son voyage, pas même notre « peintresse » qui a croqué des scènes peu communes.
Pour ceux qui auront eu la chance de visiter Shanghaï, ils auront sans doute été frappés par la gentillesse des habitants, toujours prompts à renseigner, à aider les touristes empruntés… Mais bien peu parlent anglais malgré les inscriptions fréquentes dans les deux langues comme c’est le cas sur les routes. Ils auront également été impressionnés par la vitalité de l’agglomération ou la fièvre des constructeurs fait jaillir de terre des immeubles extraordinaires au milieu d’une ville très industrieuse et traditionnelle. A moins de cent mètres d’une avenue commerçante au goût occidental le plus criard, des échoppes d’un autre siècle étalent des guirlandes de dentelle, des bocaux de rivets ou de poulpe séché. Sur les trottoirs ou tel vendeur de légumes assis en tailleurs lave ses produits dans une bassine, on trouve aussi des luthiers, des rémouleurs ou des collecteurs de cartons. De place en coin de trottoir, des vendeurs de nourriture sur roulottes discutent gaiement. Les rues sont envahies par une masse de bi et tri-cycles motorisés ou non, à deux pas d’artères à 4 voies bloquées par des bouchons. Ce contraste saisissant se retrouve dans la différence des quartiers de l’agglomération. Tout près du centre ville matérialisé par la place du Peuple, une artère géante et piétonne, est bordée d’immeubles commerciaux. Elle mène au « Bond » qui rassemble les grandes banques le long de la rivière. En remontant par la promenade qui ouvre sur le panorama des constructions les plus folles comme à Dubaï, on se rapproche de l’ancienne concession française très verdoyante et parsemée de maisons basses. A l’opposé, s’ouvre le vieux quartier du jardin de Hu que j’ai évoqué hier. On y accède à travers des rues très marquées par la construction communiste du vingtième siècle, avec ses immeubles tous identiques décorés par les ventilateurs des climatisations et par le linge qui sèche aux fenêtres. J’ai été amusé par un hôtel « de la paix » repoussant, manifestement fermé, qui doit être un monument de l’ère maoïste. Dans les rues, les gens ne diffèrent en rien de ce que nous connaissons chez nous. Les tenues sont à l’image des bâtiments, variées, parfois extravagantes. Et de place en place, un vendeur pose les paniers de son balancier pour vendre des fruits. Tout le monde s’accroupit pour la transaction, et chacun repart vaquer à ses occupations. A bord, en dehors des guides commis aux visites, le Mistral semblait bien vide cet après-midi. Ce soir, les excursionnistes sont rentrés de Pékin. On dit que l’enseigne de vaisseau Fromental a rapporté des chaussures extraordinaires de la capitale… Mais c’est un secret !
Les premiers récits traduisent en revanche la beauté et la majesté des sites visités. Personne ne regrette son voyage, pas même notre « peintresse » qui a croqué des scènes peu communes.

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