Vendredi 29 février
Par Gilles Humeau, vendredi 29 février 2008 à 06:17 - Catégorie : Déploiement 2008
Après une nuit plus calme consacrée à un exercice de protection d’unité précieuse par nos quatre frégates d’escorte, nous avons quitté nos compagnons saoudiens ce matin pour gagner le port islamique de Jeddah, gigantesque et très moderne.
Ce nom curieux n’a rien à voir avec le caractère religieux de l’activité portuaire, mais rappelle simplement que nous sommes tout proches de la Mecque et que bon nombre de pèlerins y débarquent chaque année pour le Hadj, le cinquième pilier de l’Islam.
Peu après notre accostage, les femmes embarquées ont été rassemblées pour percevoir une abaya, espèce de blouse longue, noire, qui est de mise pour les femmes à l’extérieur et dans les lieux publics. Le pays est en effet régi par la Charia et les lois islamiques très conservatrices contrastent avec une modernité parfois extravagante. La ville est réputée pour son commerce florissant. Elle s’étend sur le désert à perte de vue et se construit encore. Pourtant, tout comme en Jordanie, l’eau courante est inexistante et le système d’égouts n’est pas développé.
Dans l’après-midi, nous avons accueilli à bord monsieur Alain Moureau, ancien ambassadeur de France en Arabie Saoudite et au Yemen, qui embarque avec nous jusqu’à Djibouti. Il vient étudier avec une équipe de diplomates les spécificités de notre mission de marins d’Etat aux prises avec les grands problèmes actuels. Ainsi aborderont-ils avec l’état-major embarqué la question des trafics en tous genres que nous voyons souvent se dérouler sous nos yeux, celle de la piraterie en mer Rouge et dans le golfe d’Aden, de l’immigration clandestine, sans oublier le rôle diplomatique permanent des bâtiments de guerre.
Peu après notre accostage, les femmes embarquées ont été rassemblées pour percevoir une abaya, espèce de blouse longue, noire, qui est de mise pour les femmes à l’extérieur et dans les lieux publics. Le pays est en effet régi par la Charia et les lois islamiques très conservatrices contrastent avec une modernité parfois extravagante. La ville est réputée pour son commerce florissant. Elle s’étend sur le désert à perte de vue et se construit encore. Pourtant, tout comme en Jordanie, l’eau courante est inexistante et le système d’égouts n’est pas développé.
Dans l’après-midi, nous avons accueilli à bord monsieur Alain Moureau, ancien ambassadeur de France en Arabie Saoudite et au Yemen, qui embarque avec nous jusqu’à Djibouti. Il vient étudier avec une équipe de diplomates les spécificités de notre mission de marins d’Etat aux prises avec les grands problèmes actuels. Ainsi aborderont-ils avec l’état-major embarqué la question des trafics en tous genres que nous voyons souvent se dérouler sous nos yeux, celle de la piraterie en mer Rouge et dans le golfe d’Aden, de l’immigration clandestine, sans oublier le rôle diplomatique permanent des bâtiments de guerre.
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