mercredi 27 février
Par Gilles Humeau, mercredi 27 février 2008 à 06:12 - Catégorie : Déploiement 2008
Cette journée marque une étape décisive dans le déploiement puisque nous avons pour la première fois débarqué des soldats français et leur matériel sur le sol saoudien à l’occasion d’un exercice.
C’est le résultat d’un long travail de coopération avec les militaires d’Arabie Saoudite, d’une préparation minutieuse et d’une relation de confiance patiemment tissée avec des marins dont beaucoup ont été formés en France. Parallèlement, nos soldats ont devant eux une occasion d’entraînement très intéressante, dans des conditions bien différentes de celles qu’ils peuvent trouver chez nous. Pour en convaincre les plus sceptiques, l’eau était aujourd’hui d’un bleu turquoise exceptionnel et les chalands zigzaguaient entre les « patates » de corail vers une plage toute blanche vue du Mistral. Pour rehausser les couleurs du tableau, le vent soutenu qui agitait le plan d’eau et faisait soulever des gerbes d’écume à l’étrave des CTM, avait débarrassé le ciel de la brume de sable des derniers jours. La lumière était magnifique.
Ce matin, un incident cocasse s’est produit lors du départ de la première vague, celle des forces spéciales franco-saoudiennes combinant le savoir-faire des commandos marine et de leurs homologues arabes. Ils embarquaient par la porte arrière du radier, avec leur barda, dans les zodiacs ballotés par le clapot. Un saoudiens a alors fait un pas de trop et s’est immédiatement enfoncé dans l’eau. Heureusement, le premier-maître le Breselech, notre Jason, c’est à dire le chef de la section navale de plage qui « ouvre » le point de débarquement, a plongé et aidé le malheureux à remonter à bord ; une entrée éclatante dans le bain de la coopération militaire franco-saoudienne !
Les vagues de batellerie se sont ensuite succédées pour vider le BPC et constituer la tête de pont, tandis que les frégates restées plus au large protégeaient notre opération. En milieu de matinée, nous avons reçu à bord l’ambassadeur de France et de hautes autorités militaires saoudiennes pour une présentation et une visite rapide du BPC. Ce soir, le Mistral semble bien vide et fort calme. L’attente commence. Nous sommes suspendus aux comptes-rendus des troupes débarquées, pour suivre leur progression mais aussi anticiper leurs demandes d’appui et de soutien. Les hélicoptères sont particulièrement sollicités pour renseigner ou réduire des obstacles.
Mais rassurez-vous, attente ne rime pas avec inactivité. Grâce au commandant en second, l’équipage ne s’est pas « embourgeoisé » puisque l’exercice sécurité inopiné de cet après-midi l’a rappelé aux dures réalités d’un entraînement toujours nécessaire.
Parallèlement, les mécaniciens étaient aux prises avec une tuyauterie fuyarde qu’il leur faut réparer pour conserver la pleine disponibilité opérationnelle du bâtiment.
Ce matin, un incident cocasse s’est produit lors du départ de la première vague, celle des forces spéciales franco-saoudiennes combinant le savoir-faire des commandos marine et de leurs homologues arabes. Ils embarquaient par la porte arrière du radier, avec leur barda, dans les zodiacs ballotés par le clapot. Un saoudiens a alors fait un pas de trop et s’est immédiatement enfoncé dans l’eau. Heureusement, le premier-maître le Breselech, notre Jason, c’est à dire le chef de la section navale de plage qui « ouvre » le point de débarquement, a plongé et aidé le malheureux à remonter à bord ; une entrée éclatante dans le bain de la coopération militaire franco-saoudienne !
Les vagues de batellerie se sont ensuite succédées pour vider le BPC et constituer la tête de pont, tandis que les frégates restées plus au large protégeaient notre opération. En milieu de matinée, nous avons reçu à bord l’ambassadeur de France et de hautes autorités militaires saoudiennes pour une présentation et une visite rapide du BPC. Ce soir, le Mistral semble bien vide et fort calme. L’attente commence. Nous sommes suspendus aux comptes-rendus des troupes débarquées, pour suivre leur progression mais aussi anticiper leurs demandes d’appui et de soutien. Les hélicoptères sont particulièrement sollicités pour renseigner ou réduire des obstacles.
Mais rassurez-vous, attente ne rime pas avec inactivité. Grâce au commandant en second, l’équipage ne s’est pas « embourgeoisé » puisque l’exercice sécurité inopiné de cet après-midi l’a rappelé aux dures réalités d’un entraînement toujours nécessaire.
Parallèlement, les mécaniciens étaient aux prises avec une tuyauterie fuyarde qu’il leur faut réparer pour conserver la pleine disponibilité opérationnelle du bâtiment.

Commentaires
1. Le mardi 20 mai 2008 à 14:14, par yaya
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